Alerte >.<

Suite aux sujets exploités parfois dans les textes et poèmes, je souhaite rappeler que toute ½uvre publiée tient de l'imagination, et est donc par conséquent totalement fictive. Si je me sers parfois d'éléments précis, c'est qu'il m'est nécessaire parfois de me fixer sur ma vie quotidienne.
Merci de votre compréhension, et plus d'inquiétudes o/
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# Gepost op vrijdag 27 november 2009, 13u39

Procédé par étapes sucessives, une réponse devant être apportée à chaque phase du programme, donnant une définition concrète ou concise d'une face de la personnalité de la personne concernée... (Bon tais toi!) Moi en quelques mots...

Procédé par étapes sucessives, une réponse devant être apportée à chaque phase du programme, donnant une définition concrète ou concise d'une face de la personnalité de la personne concernée... (Bon tais toi!) Moi en quelques mots...
Hum, alors qui suis-je? Je m'appelle Léa-Mia; je suis née à Montpellier le 22 novembre 1992. Derrière mes cheveux châtains assez longs, quelques fois, il est possible d'entrevoir un visage rond et chaleureux, et des yeux noisettes fatigués. Je suis de taille moyenne pour une jeune fille de mon âge, mes cheveux en bataille me donnent l'air d'une aliénée, mais je m'aime comme je suis moralement. Quelques rondeurs se sont logées sur mes hanches, mon ventre et mes jambes, mais elles ne sont pas forcément disgracieuses: j'ai appris à vivre avec. ^^

Le plus souvent, je suis joyeuse! Mais bon, comme tous les adolescents vous le diront certainement, la vie n'est pas facile à 16 ans! Extravertie, lente, zen, stressée (je sais c'est opposé 8D), à l'écoute, préoccupée, romantique, paresseuse, docile, sensible (pour ne pas dire très sensible...), etc...

Je suis en Première Littéraire (2) au lycée Elie Cartan à La Tour du Pin (38). J'vis dans un petit village en haut de la montagne du nom de Chélieu. Camille, mon frangin de 10 ans, Chloé ma soeur de 12 ans... Nous vivons tous ensemble avec ma mère dans une petite résidence portant le nom d'une jolie fleur. J'ai passé presque toute ma vie à Orléans avant d'attérir dans ce coin paisible, et j'y ai laissé beaucoup d'amis et de souvenirs. (Ce qui ne m'empêche pas d'avoir des amis chers à mon nouveau lieu de résidence ^^)

J'aime le Forum Rpg HPU et tous ses Membres <3, Peter Pan, le parfum "Alchimie", les mangas <3 (Ma "Bible": Vampire Knight O_o), le dessin, la musique (tous les genres du classique au métal, en passant par le celte... Mais pas le RAP xD), ma famille & mes amis (Mon Best= Grand Frère tu me manques trop ='( )<3, le lycée (Oh oui, vraiment! Il a su dompter mon coeur avec son ambiance enivrée d'euphorie et de l'envoûtante odeur des bons moments passés en bonne compagnie ^^), msn (Sinon comment ferais-je pour garder contact avec vous?), la poésie, Les conneries <3 <3, les jeux vidéos ^^... (et si j'en oublie, c'est normal! Aurais-je omis de dire que j'avais une mémoire vive assez restreinte? xD)

Je rêve de devenir Enseignante dans le domaine de l'histoire (Mais c'est pas gagné xD).
On me surnomme la folle (Je ne sais vraiment pas pourquoi xD "Sifflote, innocente") et j'en passe des meilleurs ("Pomme Granitou", n'est-ce-pas Chloé? xD). J'ai peur de l'inconnu -_-' (donc du noir, des abysses...). J'suis antialcool, antitabac, antidrogue et tolérante! xD Ma saison favorite, c'est le printemps, temps du renouveau et des changements radicaux! Mon chiffre porte-bonheur, c'est le deux (J'y suis liée de diverses manières Oo); j'aime la nuit (le jour, cela aveugle _-_') et enfin, (parce qu'au bout d'un laps de temps indéfini, il faut bien fermer sa bouche xD) j'aime inventer des univers merveilleux...

Et bah maintenant, cultivons le mystère xD (Quelle drôle de plante ^^)

Autre chose à dire: "Parce que je t'adore fort ma Zina!!" (Dédicace à Zina ^^ "Je devrais avoir honte de t'avoir oublié"); I am mad and I like that ^^... Oh Sorry! "I wish I was a Punk Rocker With Flowers in my hair!!! (Dédicace à Mage), L'astrologie, c'est bidon (Dédicace à Ashley ^^), J'aime la lecture (Pour Jay xD), J'envoie des bonnes ondes aux lecteurs (Pour Julien 8D), J'aime mes Filleules (Summer & Jude), Vive Gryffondor! (Pour tous les Gryffi's), "Charge Bloody Rose" (Pour tous les habitués de la Chatbox et pour tous ceux qui ne sont pas cités précedemment) et "Will and Chaotic Forever" (Pour Alex' que j'adore ^^)

Voiloù

Si quelqu'un a une objection, qu'il commente cet article ou qu'il se taise à jamais! (ou même pour signaler un quelconque oubli ^^)

(P.s: Commentaire sur l'image: Une des rares fois où l'on peut admirer mon sérieux ==> Lors de la lecture passionnée d'un Manga xD)

(P.s 2: Vous remarquerez sans doute aussi que je débute ce nouveau blog avec un franc enthousiasme exprimé par la présence un nombre important de ^^ dans ce premier article =) )

# Gepost op dinsdag 10 februari 2009, 19u48

Gewijzigd op zondag 05 april 2009, 11u49

"Un manque de confiance en soi pesant... Une absence dévastatrice et un c½ur las de tant de découragement perpétuel... Et un esprit tourmenté par toute une existence d'épuisement moral..."

18h15. Un chat traverse la chaussée. Une voiture, aveugle, déboule d'un coin de rue, coupe net le pauvre animal, et poursuit son chemin sans une fleur jetée pour sa victime. Accoudée à la fenêtre de mon appartement au premier étage, je fus témoin de ce triste évènement. Quant à mes yeux, ils dévièrent de leur trajectoire, admirant le ciel sombre tout aussi tragique. Ma main crispée sur mon verre empli de forts sentiments, je demeurai ainsi immobile, les pieds engourdis par l'habitude d'un quotidien monotone.

-C'est le troisième cette semaine, me lança un jeune homme du haut de l'étage supérieur. Dans la même posture comme toutes les anciennes soirées, et certainement comme les prochaines à venir, mon voisin, généralement, s'enjoignait en ma compagnie à cette observation muette de l'allée des Acacias.

Je baissai alors ma coupe, ne considérant aucunement les paroles dites précédemment, mon regard vide se noyant à l'instant dans le spleen de l'alcool brun d'une assommante vigueur. La boisson scintillait sous les rayons de la pleine Lune, accueillante et terrifiante à la fois. La fenêtre, quelques secondes après, fut délaissée de ma présence. J'abandonnai par la même occasion l'adulte précoce à son chagrin, journalier depuis le décès de sa femme. Un cancer l'avait prématurément envoyé vers d'autres horizons, sa fulgurance indomptable ne donnant pas une chance à ce fébrile être humain. Mais, tout cela remontait à trois mois, maintenant. La mort, délicate conclusion à une existence somnolente, paraissait être pour moi une sorte de libération, le seul fait m'enthousiasmant dans ces décennies pourries. Mon c½ur s'ébranla à ce songe, jugé malsain par cet organe sensible. Cet élan, plein de bonnes intentions, me poussait à rejoindre le cadavre afin de lui offrir une sépulture convenable. Tentative vaine de sa part. Pourquoi courir vers ce défunt déjà effacé de nos mémoires, alors que ma propre valeur était négative à ces mêmes esprits?

-Une larve. Voilà ce que je suis. Aucun talent pour me distinguer, neutralité complète: sans intérêt regrettable pour la société et incontestablement de nature trop envahissante pour mon voisinage, me chuchotais-je, brisant la solitude.

Je quittai hâtivement mes chaussons usés pour glisser mes pieds dans une paire de baskets neuve. Étouffante sensation. Tant pis, je ferais avec. De la même manière, j'enfilai ma vieille veste de jogging rapiécée, seul habit réellement capable de me tenir au chaud à cette heure de la journée. Mes sorties se faisaient rares, préférant le confort de mon petit lieu de vie à celui des rues fraîches de ma ville natale. Toutefois, aux alentours de 18h30, je partais en inconnue dans ce labyrinthe, m'adonnant au seul sport commun à l'ensemble de la population: la marche. Même les plus inactifs y participent, voyez-vous! Arrivant dans le hall d'entrée, je regardai sans grand étonnement les tas d'ordures qui l'envahissaient et comme toujours, je n'osai rien faire pour en arrêter le processus. Tel un zombie, je traversai alors les poubelles, mortes elles aussi, m'accoutumant à l'odeur nauséeuse de la pièce.

-Les chiens du quartier sans doute, soufflé-je à une personne invisible.

La porte s'ouvrit. Une bouffée d'air renvoyait définitivement ma chevelure en arrière tandis que sa fraîcheur me cinglait les épaules.

-Tu aurais pu te dépêcher! La brise me coupe la respiration!

La nuit m'entourait alors que je considérai, un tantinet soit peu, une étrange ruelle qui me tendait amicalement son bras droit. Bras que je m'empressai de saisir, contre toute attente. Ma promenade de santé commençait joyeusement apparemment. Pourtant, une chose manquait à tout ceci, réduisant quelque peu l'exaltation due à l'espoir d'une balade parfaite: une touche de musique. Par chance, mon baladeur se trouvait au fond d'une de mes poches, exactement à l'endroit où je l'avais déposé hier soir. Le casque sur mes oreilles, le bouton "on" pressé, je m'élançai alors à vitesse moyenne pour ne pas être trop rapidement essoufflée.

Cela faisait bientôt un quart d'heure que nous déambulions ainsi, de nombreuses images défilant devant nos prunelles dilatées par ses accablantes heures de Soleils, paysages qui obscurcissaient nos rêves pas à pas.

-Pourvu que la batterie tienne bon jusqu'à mon retour...

Et comme si le sort était d'humeur taquine, la jolie mélodie prit fin inopinément. J'écouterai donc la fin de "Crucifer" une nuit prochaine.

-J'aurai dû le prévoir. C'est bien fait pour moi. Idiote! De toute façon, je...

Un bruissement de feuilles me fit tressaillir, m'arrêtant dans le fil de mes éternels propos négatifs. Un son qui me mit mal à l'aise. Un accès de fureur me prenait en conséquence, un juron sortit et me revoilà sur le chemin repartie! Quelle belle philosophie, vraiment! La tranquillité ne m'accorda cependant que quelques mètres de répit. Un bien triste tableau se révéla, illuminé par les lampadaires qui s'étaient allumés simultanément. Les allégories de la puissance divine ne furent pas troublées d'un ampère, mais mon c½ur manqua de peu de s'arrêter pour de bon. Un homme agressait une pauvre femme, usant d'une inaccoutumée violence pour parvenir à ses fins. Que pouvais-je faire? Elle semblait déjà être recouverte de bleus incroyablement disproportionnés. La peur sur son visage, la peur aussi présente dans mon ventre et dans chacune de mes cellules. Quelle aide lui donnerais-je, moi l'être oublié à travers tant de vies déjà? Qu'est-ce que l'introvertie offrirait en échange d'un peu de force? Quel était le prix de la confiance en soi? La réponse à cette interrogation était elle aussi partie, depuis bien longtemps, vers d'autres horizons. Deux choix, pour une fin mortelle. La sienne, ou la mienne.

Le temps s'écoule, lentement poursuit son trajet tel l'ouroboros... Mais je n'avais pas de sablier entre mes maigres doigts. Mon seul bien, c'était moi.

Je ne compris pas alors, et encore aujourd'hui je ne comprends pas, le fin mot de toute cette histoire. Seuls demeuraient dans mes souvenirs la sensation d'une étreinte glacée... Une main blanche sur mon poignet dénudé. Une créature me ressemblant qui me traversait de part en part et disparaissait dans mes veines, me complétant définitivement. Et ce regard... Des saphirs étincelants, incrustés dans ce visage que j'avais négligé depuis ces trois mois... Ce regard, à jamais gravé dans ma mémoire...

Aujourd'hui, je retournai à l'hôpital pour ma dernière séance de rééducation. Les médecins étaient sceptiques au départ au sujet de mon rétablissement. Mes amis, qui avaient soudainement refis surface, m'avaient affirmé de leurs côtés, que j'étais dans un sacré état lorsque mon voisin m'avait retrouvé, à deux doigts de la mort, dans cette petite ruelle. La police avait arrêté le voleur deux jours après l'agression, la mienne d'après les faits. Et lorsque j'étais rentrée à mon appartement trois semaines après, dans la paisible allée des Acacias, pour remercier mon sauveur, les habitants du lotissement m'avaient informé de son évaporation impromptue. Étais-je donc la seule à trouver cela anormal? La vérité n'est pas si facile à porter pour une jeune fille qui vient à peine de retrouver sa seconde moitié, sa confiance, sa présence... Mais, qui me croirait? Vous, peut-être, si je vous l'avouais. Mais, tout cela remontait à trois mois, maintenant.



P.s: Merci Mage pour ta problématique du temps ^^

"Un manque de confiance en soi pesant… Une absence dévastatrice et un c½ur las de tant de découragement perpétuel… Et un esprit tourmenté par  toute une existence d'épuisement moral…"

# Gepost op zondag 05 april 2009, 11u15

Gewijzigd op zondag 05 april 2009, 19u53

Entrée en matière: Premier chapitre: Que serais-je sans cette voluptée, qui apporte inspiration, réconfort et liberté, par quelques notes et de douces paroles... Que serais-je sans la musique?

Coucou à tous!

Il est actuellement 2h00 du matin quand je commence cet article; mon esprit est dans un état pitoyable (l'euphorie l'ayant submergé depuis plusieurs heures déjà), et ce n'est pas près de s'arrêter! Comme ma chère mère me le dit toujours "On fait avec les moyens du bord", n'est-ce-pas? Bref! Je viens vous ennuyer à cette heure insolite pour vous parler de la musique! Un peu, tout d'abord... Il ne s'agit pas de faire un sondage "Quelle personne changera de page le plus vite?", juste de vous parler de cette incroyable chose qu'est la musique!

Ne pratiquant aucun instrument (à part l'incontournable flûte imposée de la primaire en troisième ^^), j'ai toujours eu une grande admiration pour ces virtuoses qui savent si bien manier ce que moi, en l'occurence, je casserai. Que ce soit du Classique ou du Métal, j'aime tout! (Bien que le Rap n'entre pas dans ma catégorie fétiche) Pourtant, la musique est interdite de partout (==> le lycée!! Je maudis ma Principale!) Mais ma foi, j'arrive généralement à rythmer mon quotidien avec du Hard pour le matin (plus simple le réveil ^^) et du Era le soir (pour un bon sommeil au contraire ^^)

Je n'ai qu'une seule chose à dire: Ne manquez pas Bob! Ah non, ce n'était pas ça... Euh... Ecoutez de la musique dès que vous le pouvez... Quel magnifique Interlude entre deux heures de français, par exemple!

Et pour conclure: The Islander de Nightwish <3 (Chanson que j'ai écouté et que j'écoute encore souvent!)

Don't speak! Just hear and like this music! ^^

(P.s: Il y aura au moins un morceau par page dans le futur, de quoi retracer un peu mes larges goûts xD)

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# Gepost op zondag 05 april 2009, 20u18

Gewijzigd op zaterdag 02 mei 2009, 06u16

Quand la Parodie est sollicitée en cours...

Quand la Parodie est sollicitée en cours...


Sandrine Yon ou la petite culotte de dentelle



Avant-propos : Moi, rédactrice de cette réécriture à caractère parodique, m'excuse auprès de mes lecteurs et de ce grand homme qu'est Charles Perrault pour les propos, au bord de la dérision, qui vont suivre.



[..] Le proxénète cria alors à l'encontre de Sandrine Yon : Eh bien, Princesse, voilà de quoi se rendre au Club, n'est-ce-pas confortable ?

Oui, mais dois-je vraiment y aller dans cette tenue ? Son parrain fut rapide, la réaction tout aussi immédiate : Depuis quand oses-tu te soulever contre les ordres ? De toute façon, ça t'arrangera tout à l'heure, crois-moi. Enfin, il vaudrait mieux pour tes délicieuses formes que tout se déroule comme le souhaite les boss, sinon je ne réponds plus de toi ! La joue ainsi rougie, Sandrine monta dans le carrosse, doux euphémisme pour parler de cette vieille Audi, rouillée et insalubre. Les derniers mots du médiateur lui conseillaient, ou du moins, lui ordonnaient amicalement de rentrer à l'hôtel avant minuit, sous peine de recevoir une « punition », si elle ne respectait pas cet horaire. La paisible prostituée hocha la tête en signe de compréhension, troublée encore par la violence de son parrain. Ceci dit, le fabuleux taudis partit en trombe, emmenant à destination, dans son coffre, la jeune fille qui obéissait à contre c½ur. A l'arrivée, le videur, que les patrons avaient prévenu préalablement, vint la cueillir couteau en main, pour la dissuader sans doute de tenter une fuite. Elle descendit gracieusement, telle une Reine merveilleuse et admirée, et alors que ses talons lui entamaient les chevilles, elle entra tranquillement dans la salle sombre. Tous, alcooliques, violeurs et obsédés, sans exception, s'agitaient en tout sens sur le rythme d'une mélodie diabolique et des projecteurs aux multiples couleurs, qui faisaient tourner les esprits. Le silence se fit. Ils la dévisagèrent du même ½il pervers alors qu'elle passait à travers la foule, alors que les verres, remplis de ce liquide ambré, s'explosaient à son passage sur le sol visqueux et sale. Tout le monde l'avouait : il n'y avait pareille créature sur Terre qui était aussi bien modelée que celle-ci. Le barman, ivre lui aussi, se laissa même aller à quelques obscénités : Ah, qu'elle est bonne ! Sandrine prit place sur scène, et commença à tournoyer, à virevolter, à se suspendre à la barre de métal de ses jambes fines et nues. A ce moment, tête en bas, elle vit, au fond de la piste de danse, celui qui serait certainement son client pour cette nuit. Le jeune homme assis au bar, discutait justement de l'identité de la danseuse avec un habitué centenaire : elle lui rappelait vaguement une personne qu'il avait connu, sa mère peut-être. Quant aux collègues de Sandrine, celles-ci la regardaient d'une jalousie folle, considérant cette nouvelle venue comme une menace pour leurs projets : le jeune prince plaisait apparemment à toute l'assemblée. L'innocent s'approcha le plus possible de la scène, offrant quelques pièces à la silhouette dénudée qui ne cessait d'appâter la galerie.

Ainsi, elle dansa avec tant de chaleur et de sensualité que tous ces ramassis de mécréants à demi inconscients voulurent, ensemble, emmener la débauchée dans un coin plus calme, je vous laisse le soin de deviner pour quelles raisons. Pourtant Sandrine n'en fit rien : sous les yeux attentifs de ses deux grands frères, elle conduit à l'étage le seul qu'elle désirait, le même qui demeurait à ses pieds en refusant toutes les bières qu'on lui proposait. Onze heures et demie : la ravissante demoiselle l'enlaça, prête à offrir son corps entier, rien que pour une poignée de dollars. L'inconnu les lui donna expressément, sous promesse de sa partenaire d'avoir l'ensemble de ses charmes, et la dévêtit avec une bestialité sans bornes. Onze heures trois quarts, bien qu'elle y soit presque, Sandrine devait prestement partir. Elle abandonna donc le jeune homme exhibé, les yeux bandés et attaché à l'armature métallique du lit. D'un rapide mouvement, sa robe la recouvrit, ses trous parsemés révélant son intimité aux plus minutieux observateurs. Son parrain, qui l'attendait à la porte d'entrée de l'hôtel, sembla joyeux de la voir revenir à temps et surtout, les sous-vêtements pleins de billets verts. Une heure après environ, le duo puissant revint lui aussi du Club, modestement satisfait du grand spectacle de leur cadette : ils la rouèrent donc de coups, sans marquer son être physiquement, pour la stimuler à faire mieux la fois prochaine. Le lendemain, la belle prostituée nommée Sandrine se rendit à nouveau dans la boîte populaire, s'activant à mieux se déhancher ignominieusement, bien plus que lors de sa précédente visite. Et à la même place, elle retrouva le même jeune homme, impatient de pouvoir reprendre les affaires coupées du soir passé. Après sa prestation, ils se retrouvèrent à nouveau au niveau supérieur, et recommencèrent leurs ébats. Minuit. Sandrine était tellement soucieuse de ses gestes, qu'elle en avait oublié l'heure : affolée, elle partit sans terminer, se rhabillant qu'à moitié. Sa course pourtant rapide ne le fut cette fois-ci, malheureusement, pas assez : étant arrivée en retard d'une dizaine de minutes, elle fut battue par Javottos et son compère, et enfermée dans une chambre où cinq énergumènes, d'une rare brutalité, l'attendaient la langue pendante. Quand au jeune homme, qui avait tenté en vain de la poursuivre, il ne gardait d'elle que sa petite culotte de dentelle. Il était assurément furieux de ne pas avoir pu conclure deux soirs de suite, pour conserver ce sous-vêtement dans son poing refermé.

Plusieurs jours plus tard, circula l'information dans chaque agence de prostitution, qu'un adolescent recherchait activement une mystérieuse danseuse, à laquelle il voulait offrir sa virginité, et qui devait achever ce pour quoi elle avait reçu autant d'argent. Faisant le tour de ses professionnelles des charmes corporels, la fine dentelle fut essayée maintes et maintes fois, sans résultat. L'inconnu questionna aussi les proxénètes du Club, mais ils répondirent de compagnie qu'ils n'avaient aperçu qu'une vagabonde aux alentours, au physique bien trop imparfait pour ce genre d'habits. C'est alors que, le visage noyé de désespoir, l'adolescent s'infiltra dans l'ultime foyer de prostituées réputé, appartenant aux frères Yon, qui tentèrent inutilement de convaincre ce dernier qu'ils ne reconnaissaient pas le moins du monde ce vêtement. Elle habitait donc en ce lieu singulier. D'un coup, les cris plaintifs, qui n'avaient cessé depuis ces derniers temps, reprirent derechef et le jeune homme entra en furie dans la pièce, avec l'accord du parrain qui veillait à la porte. Les cinq hommes, avachis sur un sofa miteux, reculèrent tous ensemble, dévoilant une femme en tenue d'Eve, et quittèrent du même pas le lieu, une profonde déception menant le groupe. De suite, Sandrine reconnut son client et fut soulagée de le voir. Lui, par ailleurs, ne prit même pas le temps de vérifier de ses mains l'identité de la jeune fille, et couvrant le corps orné de bleus de la demoiselle, il repartit dans le bureau voisin. Avec violence, il força les deux frères à s'absoudre auprès de leur s½ur et de lui-même, et leur arracha la promesse d'exclusivité sur son corps. Satisfait, il rejoint sa belle prostituée, et au moment où il allait refermer la porte, une étonnante chose se produit : le médiateur, qui l'avait auparavant aidé dans la recherche de Sandrine, lui tendait à l'instant des clefs, sans doute pour verrouiller la salle. Tout sourire, il les accepta volontiers et s'enferma aussi sec, craignant d'être perturbé une fois encore. Elle était là, allongée sensuellement à l'attendre, ravie qu'il fasse d'elle son jouet attitré. Et tout recommença, bien qu'ils purent conclure, heureux, toute la journée durant.

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# Gepost op donderdag 23 juli 2009, 08u26

Gewijzigd op donderdag 23 juli 2009, 08u41

Texte n°2: "Tourments Ruisselants"

Texte n°2: "Tourments Ruisselants"
Avant-propos: Ce texte reste ce qu'il est: une création. Les mots qui suivent ne reflètent pas forcément ma pensée.

Il y a des jours comme ça, où rien ne va, où tout ce que je suis, je le remets en cause. D'ailleurs, bien des gens vous diront que ces journées sont loin d'être rares. Ainsi, je vois mon poids comme une plaie, mes 77 kilos n'arrangeant en rien mon moral. Des envies de suicide me prennent ; alors, je désire arracher cette graisse qui me sert de ventre et ces envergures disgracieuses qui m'enveloppent mollets, cuisses et genoux. Ce sont généralement par de tels soirs que je regarde mes mains, non pas à mes yeux comme celles d'une presque femme, mais comme celles d'une brute épaisse, capables de briser par une simple étreinte. Et pourtant, je peux vous exprimer un fait positif dans tout cela : ce sont par ces nuits-là que je trouve mon visage admirable, vivant et, bien que quelques rondeurs l'encombrent elle aussi, ma figure me paraît jolie. Tous vous l'avoueront certainement, le sourire est la plus belle parure qu'une face puisse offrir à son interlocuteur. Je peux vous déclarer cette réponse en retour : que sont les larmes, sinon les plus beaux diamants, bien qu'éphémères certes par nature, que l'homme puisse recueillir au creux de ses doigts ? Elles n'ont pas de valeur physique, mais pareil à un simple chiffre sur l'écran d'une balance électronique, elles pèsent en vos c½urs et en vos esprits. Ô que ferais-je si je me voyais, en plus d'encombrer mes amis, chose que je fais au quotidien, que réaliserais-je pour guérir la personne à qui je donnerais cette envie de s'alléger d'un peu de pluie lacrymale ? À cette heure où moi-même je me retrouve, une fois encore, à humidifier mon sort de ma propre eau vitale, je vous affirme que rien n'a d'égal en ce monde que ce visage déformé par la tristesse de ses longues heures d'existence. Au contraire d'un sourire, les larmes sont éternellement véritables. Heur ou malheur. Ou bien, celui capable de faire mentir ces gouttelettes devrait se laisser submerger par la honte et la culpabilité. Personne ne mérite de pleurer, et de même, quelqu'un de faire souffrir à ce prix n'est pas respectable, ou du moins, n'est délicat à cet instant. Mais, après tout, qu'est-ce qu'une adolescente, de maturité précoce, connaît dans ce domaine? Qui plus est à la limite de l'obésité ? Croyez-moi bien, doux lecteurs, tendres auditeurs, les apparences sont les seules condamnatrices du talent et de la nature profonde d'un être. Et que ce dernier commentaire vous porte enfin préjudice à ceux qui sont capables d'admettre leurs torts. En omettant leur égo. Je me nomme Léa-Mia, j'ai ou je n'ai pas bien plus que seize longues années de vie accrochées à mes semelles. J'ai et je subis inconditionnellement les railleries de mes camarades, encaissant coup après coup leurs injures, la lumière éclairant le sommet de nos frêles crânes. Et je suis, à mon échelle, égoïste pour l'une des raisons suivantes : ma vraie beauté, je la garde en compagnie de la solitude, lorsque je parviens après le lycée dans ma chambre, le refuge de tous mes maux. Parce que, quoique je dise sur l'implication des personnes, les traitant en presque criminels passibles de la peine de mort, tout ce beau monde me permet mandement de scruter mon semblant de douce grâce dans le miroir : les délicats fruits de ma rosée personnelle.

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# Gepost op donderdag 23 juli 2009, 08u47

Gewijzigd op donderdag 23 juli 2009, 09u07